Une enquête a été ouverte, mercredi 9 juin, pour provocation publique au meurtre à la suite de la diffusion d’une vidéo du youtubeur d’extrême droite Papacito simulant l’exécution d’un électeur de La France insoumise (LFI), a annoncé le parquet de Paris.

Dans le détail, l’enquête est ouverte du chef de « provocation publique non suivie d’effet à la commission d’atteintes à la vie ou à l’intégrité des personnes », selon le parquet. Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.

Papacito a diffusé une vidéo simulant le meurtre d’un électeur de LFI. Cette vidéo a été vivement dénoncée par le leader du mouvement et candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui a annoncé, lundi, le dépôt d’une plainte. Fabien Roussel (Parti communiste français), autre candidat à la présidentielle, a également annoncé « saisir le procureur » parce que les communistes y étaient aussi désignés comme cibles.

Coups de feu et coups de couteau

Dans sa vidéo publiée dimanche – qui a été supprimée depuis par YouTube après avoir été visionnée plus de 100 000 fois –, Papacito déclare : « Il y a 6 % de gens qui votent pour le parti de Jean-Luc Mélenchon dans ce pays, peut-être qu’ils seront démunis s’il se passe quelque chose de pas prévu dans les années prochaines ».

« Qu’est-ce qu’on peut faire pour ces gens-là ? », ironise le vidéaste identitaire affublé d’un treillis militaire. Il dit entreprendre de « voir si le matériel du mec qui vote Mélenchon lui permet de résister à une attaque terroriste potentielle sur le territoire », avant de tirer, aux côtés d’un ami, avec des armes à feu, sur le mannequin représentant un électeur de LFI, ensuite lardé de coups de couteau. « Alors, bien sûr, le but de cette vidéo n’est pas de vous engager à produire de la violence, elle est purement expérimentale », y précise le youtubeur aux 112 000 abonnés.

« Le gouvernement de la République condamne sans réserve et de la manière la plus ferme » cette vidéo, avait déclaré, mardi, le premier ministre, Jean Castex, à l’Assemblée nationale.

Le Monde

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