Alors que la France a franchi mardi 9 février le seuil des 80 000 morts du Covid-19, le Parlement a donné son feu vert à une prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1er juin, malgré l’opposition de la droite comme de la gauche. La majorité n’a pas fait le plein et le projet de loi de prorogation a été validé à l’Assemblée par 278 votes pour, 193 contre et 13 abstentions.

Créé en mars 2020 face à l’épidémie de Covid-19, l’état d’urgence sanitaire sert notamment de base juridique au couvre-feu national à 18 heures. Ce régime « boîte à outils » permet aussi les mesures de restriction ou d’interdiction de déplacements, des rassemblements ou des ouvertures des établissements, sur tout ou partie du territoire, ainsi que des confinements partiels ou complets de la population.

Hasard du calendrier, cette prolongation a été votée le jour où le pays a dépassé officiellement les 80 000 morts depuis le début de la pandémie. Entre lundi et mardi, 439 malades du Covid-19 sont morts à l’hôpital, portant le total à 80 147 victimes, selon l’agence sanitaire Santé publique France.

L’exécutif n’hésitera « pas à prendre [ses] responsabilités » en cas de « dégradation forte et rapide » des indicateurs sanitaires, a affirmé le premier ministre, Jean Castex. Notamment pour faire face aux variants, « les prorogations successives sont une nécessité, pas un échec, pas un gadget », a insisté le secrétaire d’Etat Adrien Taquet devant les députés.

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