Dans la guerre sans merci que se livrent, depuis quelques semaines, les associations de supporteurs de l’Olympique de Marseille (OM) et le président du club, Jacques-Henri Eyraud, dont elles demandent le départ, les politiques marseillais ont, ces dernières heures, choisi leur camp. L’annonce, lundi 15 février, du lancement de « l’Agora OM », une initiative visant à « se réapproprier le terme de supporteur pour qu’il ne soit plus capté par des bandes violentes », selon la terminologie de la direction du club, et, parallèlement, la menace que cette dernière a adressée par courrier recommandé à certains groupes ultras de résilier leurs conventions, font l’unanimité contre elle, tous partis confondus.

La présidente Les Républicains de la métropole Aix-Marseille-Provence et du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, a exprimé sa « surprise » devant les méthodes de l’OM. Rappelant que les supporteurs sont « le cœur battant » du club, elle a enjoint à Jacques-Henri Eyraud de « ne pas se tromper ». Le maire de Marseille, Benoît Payan, socialiste et leader du Printemps marseillais, a fait part de son « incompréhension » devant la mise en demeure adressée aux associations et dit avoir écrit à M. Eyraud pour lui demander de « calmer le jeu ».

Côté parlementaires, le sénateur communiste Jérémy Bacchi et la députée La République en marche Alexandra Louis apportent également leur soutien aux associations de supporteurs sur les réseaux sociaux. La maire adjointe de Marseille, Samia Ghali, qui avait reçu une partie des responsables ultras après les débordements commis au centre d’entraînement de l’OM, la Commanderie, le 30 janvier, dénonce, elle, « une dissolution déguisée des clubs de supporteurs ».

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