Les autorités ont à plusieurs reprises assuré le public de la sécurité et de l’efficacité du vaccin employé, même si elles n’ont pas publié de données détaillées sur les essais cliniques.Le tableau de synthèse : Comparez l’avancée des différents vaccins contre le Covid-19

Dans le même temps, Pékin a fait la promotion de ses vaccins à l’étranger dans ce que les analystes appellent une « diplomatie des vaccins », après avoir été critiqué pour sa gestion de l’épidémie au moment de son déclenchement.

Le ministère des affaires étrangères chinois a déclaré mercredi qu’il prévoyait de fournir 10 millions de doses de vaccin au programme international de distribution de vaccins Covax, soutenu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pékin s’est également engagé à partager le vaccin à un prix juste – une bonne nouvelle potentielle pour les pays asiatiques les plus pauvres qui dépendent sinon du programme Covax.

Des pays comme le Sénégal, l’Indonésie et la Hongrie ont acheté des millions de doses de vaccin à des entreprises pharmaceutiques chinoises. Mais l’adoption du vaccin chinois à l’étranger a été plus lente que celle des vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna, en raison du peu d’informations disponibles à son sujet.

La réputation des fabricants chinois ternie

La confiance dans l’industrie pharmaceutique chinoise est fragile, après plusieurs scandales sanitaires, dont le plus récent date de 2018, avec l’écoulement de plus de 250 000 vaccins DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite) ne répondant pas aux normes. « Lors de précédents scandales, on a vu le taux de vaccination baisser dangereusement », rappelle Jin Dongyan.

Paradoxalement, les Chinois arrivaient en tête des populations prêtes à se faire vacciner contre le Covid-19, dans une étude menée en juin par la revue Nature, avec 88,6 % de réponse positive, contre 58,9 % en France et 54,9 % en Russie, pays où la défiance est la plus forte.

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