Didier Deschamps va bien. Merci pour lui. Sa bosse au crâne ne doit rien à la prestation de ses Bleus vainqueurs de l’Allemagne (1-0) pour leurs débuts dans cet Euro 2021, mardi 15 juin à Munich, mais à un activiste de Greenpeace (mal) tombé du ciel en ULM juste avant le coup d’envoi et cela quelques mètres de lui.

« En me réfugiant avec Guy [Stéphan], j’ai heurté le banc. J’ai une petite bosse, ce n’est rien », a confié le sélectionneur en conférence de presse, encore un peu éberlué par ce qui aurait pu virer « au drame » et n’a occasionné que deux blessés légers. Un petit miracle.

 le reste, le Basque et son fidèle adjoint ont passé une belle soirée. Battre l’Allemagne n’est jamais une performance tout à fait anodine. Le football français a trop versé de larmes sur ses défaites du passé – et cultivé un complexe d’infériorité face à la Mannschaft – pour faire la fine bouche et banaliser la performance.

A l’Allianz Arena, les Français ont retrouvé un peu de public – à dose et jauge réduites avec 14 500 spectateurs soit 22 % de la capacité normale – mais aussi leurs bonnes habitudes : celles de champions du monde en titre. Il existera toujours des fines bouches pour dire qu’il lui manque un style bien défini, cette équipe n’est pas loin d’être injouable quand arrive juin et ses phases finales.

Possession stérile pour l’Allemagne

Trois ans après sa glorieuse campagne de Russie, l’équipe de France continue à tourmenter ses adversaires. Certains sont persuadés d’avoir eu le contrôle du match – au hasard la Belgique en demi-finales du dernier Mondial – alors qu’ils n’ont pas maîtrisé grand-chose dans le fond. A chaud, la lucidité vient parfois à manquer aux principaux acteurs et certains transforment de simples situations en occasions de but. Les intentions en réalisations.

Les Allemands n’échappent pas à la règle. « On a réussi beaucoup de ce que nous voulions faire, c’était un bon match. Nous avons beaucoup contrôlé le match, on a vu très peu de contres des Français », a ainsi assuré après le match Toni Kroos, le métronome du milieu de terrain. « Je dirais que nous n’avons pas été la plus mauvaise équipe », a renchéri Joshua Kimmich. Peut-être, mais pas la meilleure non plus.

Le joueur du Bayern Munich peut toujours avancer qu’un match nul aurait été plus équitable et pourquoi pas favorable à l’amitié franco-allemande, le terrain, lui, ne s’embarrasse pas de mérite. Surtout quand il repose essentiellement sur les chiffres d’une possession de balle souvent stérile à l’image de cette interminable passe à dix de trois minutes en tout début de match

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