Des altercations et des affrontements avec la police ont eu lieu, mercredi 17 février, lors de nouvelles manifestations en Espagne pour dénoncer la détention du rappeur catalan Pablo Hasel. Selon un bilan provisoire de la police autonome catalane, au moins vingt-neuf personnes ont été arrêtées.

A Madrid, des centaines de personnes se sont rassemblées sur la Puerta del Sol, fortement gardée par les forces de sécurité, derrière des banderoles qui clamaient « Assez de censure » et réclamaient la « Liberté » pour le musicien. Quelques manifestants au visage dissimulé ont lancé des bouteilles sur les policiers antiémeute qui ont chargé. La police de la ville a fait état de quatorze interpellations à la suite d’affrontements qui ont fait au moins neuf blessés.

Le maire conservateur de la capitale espagnole, Jose luis Martinez-Almeida, a condamné ces violences. « Les personnes violentes et ceux qui n’acceptent pas les règles n’ont pas de place dans notre société », a-t-il affirmé sur son compte Twitter.

A Barcelone, où des heurts avaient déjà eu lieu la veille, des projectiles ont été jetés sur les forces de l’ordre et des barricades érigées avec des bennes à ordures incendiées. Des manifestations violentes ont également eu lieu à Lérida, ville où réside le rappeur incarcéré, ainsi qu’à Tarragone et Gérone, a fait savoir sur Twitter la police catalane.

Symbole de la liberté d’expression

Le rappeur Pablo Hasel est devenu un symbole de la liberté d’expression en Espagne, après sa condamnation à neuf mois de prison pour « injures à la Couronne et aux institutions de l’Etat » et « apologie du terrorisme ». En cause : le contenu de 64 tweets publiés entre 2014 et 2016 et d’une chanson sur l’ancien roi Juan Carlos.

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