L’école sénégalaise est encore au bord du gouffreLe Cadre Unitaire des Syndicats du Moyen Secondaire (Cusems) et le Syndicats Autonome des Enseignants du Moyen Secondaire (Saems) accusent le gouvernement du Sénégal de ne pas respecter les accords signés le 26 février dernier. Sur ce, ces syndicats d’enseignants vont aller au front jusqu’à avoir gain de cause. Ils demandent pas des négociations, mais un respect strict des accords. Ils étaient en conférence de presse, ce mercredi, à Dakar.

Le rappel

« Le 8 mars, nous vous avions conviés au même exercice de partage avec vous et avec l’opinion publique nationale des termes de l’accord conclu avec le gouvernement le 26 février 2022. Nous avions clairement indiqué que du respect scrupuleux des termes de cet accord, dépendrait la stabilité de l’école« , a rappelé Abdoulaye Ndoye qui dit que « en cette fin du mois de Mai 2022, première échéance retenue pour la mise en œuvre du volet financier de ce protocole, la preuve est faite que le gouvernement du Sénégal n’a point honoré ses engagements souscrits en présence des témoins appartenant à la société civile : Cosydep, Coalition EPT, APE, CDS/SEF, etc. »

Ire noire

Le secrétaire général du Cusems est très remonté contre Abdoulaye Daouda Diallo. « La direction générale du Budget avait, sur instruction du ministre des Finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo, produit un tableau consignant les minima et maxima qui, après imposition, devaient s’ajouter sur le salaire de chaque agent lors de la première échéance (Mai 2022) et lors de la deuxième échéance (janvier 2023)« 

Le gouvernement du Sénégal a une fois de plus violé sans scrupule les termes de l’accord du 26 février 2022. Il faut que Abdoulaye Daouda Diallo ait le courage de dire la vérité aux Sénégalais. Qu’il ne cherche pas à créer la confusion. Ce n’est pas un problème d’impôts. Nous avons toujours payé de l’Impôt. Et les enseignants ne peuvent pas se soustraire au paiement des impôts. C’est des accords et ces accords doivent être respectés. Que vaut aujourd’hui la signature et la parole d’un gouvernement. Ce qui se passe aujourd’hui est grave« , a fait savoir l’enseignant.

Les précisions

« Aucun des points inscrits à l’agenda n’a été totalement adressé. Il s’agit des problèmes des chargés des cours, des décisionnaires, du renversement des Meps, de la mise en position de stage, du crédit DMC et des passerelles professionnelles.« 

Le Saems et le Cusems considèrent que « cette attitude désinvolte des autorités confirme leur mépris pour l’école, ses acteurs et au-delà pour la société. Dès lors, la détérioration du climat social dans l’espace scolaire est totalement et exclusivement imputable à ces autorités plus soucieuses de leurs carrières que de leurs missions.« 

Le plan d’action…

Ces deux syndicats feront naturellement face à cette situation. Ils exhortent tous les camarades à renforcer la mobilisation et à observer le 11ème plan d’action qui se décline comme suit : « Mercredi 25 mai débrayage à 9h suivi d’une conférence de presse, Vendredi 27 mai débrayage à 9h, Samedi 28 mai débrayage à 9h, lundi 30 mai débrayage à 9h, Mardi 31 mai débrayage à 9h, Boycott de toutes les évaluations, du baccalauréat, du Bfem, examens professionnels, conseils des classes, des cellules pédagogiques et des activités sportives et enfin la rétention d’informations administratives.

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