Selon l’agence sanitaire Public Health England, le variant apparu en Grande-Bretagne commencerait à acquérir des mutations présentes sur les variants sud-africain et brésilien, qui permettent d’échapper partiellement à certains vaccins.

variant anglais continue de muter et ce n’est pas une bonne nouvelle. Dans une discrète mise à jour datée du 26 janvier, de son rapport du 14 janvier, l’agence Public Health England vient d’annoncer que des changements sur le 484e acide aminé de la protéine spike avaient été relevés sur onze prélèvements de virus séquencés par ses services.

Ces mutations correspondent exactement à celles présentes sur les variants sud-africain (B.1.351) et brésilien (P1). Elles sont suspectées de favoriser la résistance du virus aux anticorps développés par des sujets déjà contaminés ou des personnes vaccinées. « Une très mauvaise nouvelle », insiste même Bruno Canard, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des coronavirus.

Jusqu’ici, parmi les dix-neuf mutations accumulées par le variant B.1.1.7, apparu en Grande-Bretagne en décembre 2020, l’attention s’était focalisée sur N501Y. A ce changement était attribuée l’augmentation de contagiosité de 50 % environ acquise outre-Manche par le virus. D’autres variations du génome étaient soupçonnées de soutenir cette nouvelle compétence. Mais l’inquiétude autour de cette version du pathogène se limitait, si l’on peut dire, à sa capacité à mieux infecter ses cibles.

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