Un an environ après son apparition, la polémique rebondit sur l’origine du Covid-19, sa transmission et sa gestion par les autorités chinoises. Un sujet scientifique devenu extrêmement politique. Mardi 1er décembre, la chaîne américaine CNN mais aussi le Wall Steet Journal ont fait de nouvelles révélations.La date ne doit peut-être rien au hasard : c’est, officiellement, le 1er décembre 2019 qu’un premier malade a été repéré à Wuhan, la capitale de la province chinoise du Hubei, présentant les symptômes d’une nouvelle maladie respiratoire

Selon un rapport confidentiel de 117 pages rédigé par le centre de contrôle et de prévention du Hubei et transmis à la chaîne CNN par un lanceur d’alerte, les autorités régionales ont passé sous silence le fait qu’en décembre 2019 plusieurs villes de la province, dont Wuhan, enregistraient un nombre de grippes jusqu’à vingt fois supérieur à celui de l’année précédente. Elles auraient donc manqué de vigilance ou de professionnalisme et n’auraient pas fait le lien avec ce premier cas.

Officiellement, selon le Livre blanc publié par la Chine le 7 juin, c’est le 30 décembre 2019 que les autorités de Wuhan révèlent l’existence de plusieurs cas de pneumonie inconnue. Elles ne font pas état d’une transmission entre humains, un scénario qui, pourtant, inquiète déjà plusieurs médecins des hôpitaux de Wuhan.

Tâtonnements

Selon le rapport révélé par CNN, les autorités chinoises auraient également eu tendance à sous-estimer le nombre de personnes malades. Ainsi, le 10 février, elles signalaient 2 478 nouveaux cas confirmés.

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