Covid-19 dans l’espace Cedeao : Les chiffres d’un ralentissement économique

Le Comité de Politique Monétaire (Cpm) de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a tenu, en début de semaine, sa deuxième réunion ordinaire au titre de l’année 2020. Mais, par visioconférence. Il a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture régionale, notamment pour le premier trimestre de cette année.

Au titre de la conjoncture interne, le Comité a relevé que l’activité économique a connu un fort ralentissement. Le PIB de l’Union a progressé, en glissement annuel, de 3,3% au premier trimestre 2020, après 6,5% un trimestre plus tôt.

Cette décélération est due au secteur tertiaire dont la contribution à la croissance a baissé de moitié par rapport au trimestre précédent, reflétant ainsi les premiers impacts de la pandémie notamment dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, des transports et du commerce.

Pour l’ensemble de l’année 2020, les prévisions réalisées par la Banque Centrale tablent sur un taux de croissance économique de l’Union de 2,6% contre une prévision initiale de 6,6%.

Les Gouvernements ont engagé des plans de riposte qui se sont traduits par une baisse des recettes et une hausse des dépenses entraînant une aggravation du déficit budgétaire.

Le déficit budgétaire ressortirait à 922,1 milliards ou 4,5% du PIB à fin mars 2020 contre 222,5 milliards ou 1,1% du PIB à la même période de l’année précédente.

La situation monétaire de l’Union a été marquée par une légère accélération du rythme de progression de la masse monétaire, en glissement annuel, en liaison avec le rebond des actifs extérieurs nets ainsi que l’accroissement des créances intérieures.

Les réserves de change de l’Union se sont renforcées sur une base annuelle, assurant 6,3 mois d’importations de biens et services à fin mars 2020.

Le niveau général des prix à la consommation a augmenté durant le premier trimestre 2020. Le taux d’inflation est ressorti à 1,2% après -0,6% un trimestre plus tôt. A l’horizon de huit trimestres, le taux d’inflation se situerait à 2,2%, en glissement annuel.

Youssouf SANE( igfm)

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