Pour les djihadistes du Yémen, et au-delà, le coup s’annonçait terrible. Pour les agences de renseignement, la « prise » est inespérée. Jeudi 4 février, la publication d’un rapport, adressé au Conseil de sécurité de l’ONU par l’équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions contre les organisations djihadistes, attestait encore de l’arrestation de l’émir d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA).

Khalid Batarfi, dit « Abou Miqdad Al-Kindi », aurait ainsi été capturé en octobre 2020, selon le rapport du groupe onusien, sans plus de précisions. Aujourd’hui coordonné par le Britannique Edmund Fitton-Brown, ancien ambassadeur au Yémen de 2015 à 2017, ce comité d’experts rend régulièrement compte au Conseil de sécurité de la nature de la menace djihadiste, en se basant notamment sur des informations fournies par les Etats membres.

Khalid Batarfi avait été désigné nouvel émir de la franchise yéménite et saoudienne du réseau djihadiste début 2020. Vétéran d’Al-Qaida, dont il a fréquenté les camps d’entraînement en Afghanistan avant 2001, il a contribué à faire d’AQPA l’une des plus dangereuses « filiales » du groupe une décennie plus tard. C’est elle, notamment, qui a planifié l’attaque contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo à Paris en janvier 2015.

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