Le 26 mars 2020, trois semaines après l’apparition du premier cas de coronavirus dans le pays, l’Afrique du Sud se calfeutre. Les trains comme le reste sont à l’arrêt. Six mois plus tôt, le ministre des transports a renvoyé les compagnies privées qui assuraient la sécurité le long des voies, jugées inefficaces. Pas de train, pas de gardes. Pendant des semaines, les voies ferrées font l’objet d’un pillage systématique.

La moitié du réseau reliant Johannesburg et sa banlieue à la capitale Pretoria est toujours à l’arrêt un an plus tard. L’autre moitié claudique. A Soweto, dans la gare de Dube, le trafic n’a repris qu’en septembre, plus de deux mois après la réouverture théorique du réseau. Un seul train circule sur la ligne chaque jour, tiré par une locomotive au diesel. Un train, c’est trois passages par jour, contre un toutes les trente ou quarante minutes aux heures de pointe avant le confinement. Et toutes les stations ne sont pas desservies.

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