Un tatouage sur la peau peut être synonyme d’un cocktail de molécules toxiques dans le corps. Jeudi 18 février, l’association de consommateurs UFC-Que choisir a tiré la sonnette d’alarme, dénonçant la « présence de produits cancérigènes, neurotoxiques ou hautement allergisants » dans les trois quarts des encres les plus utilisées par les tatoueurs français.

L’association annonce avoir « saisit la DGCCRF [direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes] et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour procéder au retrait et au rappel de nombreux produits ».

Dérivés d’hydrocarbures

L’association a testé en laboratoire les 20 encres les plus utilisées par les tatoueurs français, et les couleurs les plus fréquentes – à savoir le noir, le rouge, le vert et le jaune. Résultat : il y a des « ingrédients cancérogènes, des conservateurs bannis des cosmétiques et des colorants interdits » dans 15 d’entre elles, s’alarme l’UFC-Que choisir

Dans les encres noires, dont les tatoueurs font le plus usage, des dérivés d’hydrocarbures toxiques ont été retrouvés, et dans les rouges, vertes et jaunes, des pigments « qui risquent de se dégrader en libérant des amines aromatiques cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction et sensibilisantes », selon l’association, qui publie un dossier pour le mois de mars sur ce sujet disponible jeudi.

Ces composants sont susceptibles de provoquer des allergies qui peuvent se déclarer « très rapidement après la séance, ou des mois voire des années plus tard », relève l’association. Sans compter d’éventuels autres « effets délétères sur la santé qui, s’ils existent, apparaîtront dans des années », pointe l’UFC-Que choisir.

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